L’homme qui a giflé Macron condamné à 18 mois de prison, 14 avec sursis



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Un tribunal français a condamné jeudi un homme qui a giflé le président français Emmanuel Macron cette semaine à une peine de prison de 18 mois, dont 14 avec sursis.

Damien Tarel, passionné d’histoire médiévale de 28 ans, est en garde à vue depuis l’agression de mardi qu’un procureur a qualifiée de “absolument inacceptable” et “d’acte de violence délibérée”.

Le tribunal a condamné Tarel à une peine de 18 mois de prison, mais 14 de ces mois ont été suspendus, a rapporté le diffuseur.

Plus tôt, Tarel a déclaré au tribunal de Valence, dans le sud de la France, qu’il avait agi parce que le président défendait tout ce qui était pourri avec la France, a déclaré la chaîne d’information.

Tarel a déclaré que plusieurs jours avant la visite de Macron dans la Drôme, dans le sud de la France, il avait pensé à lancer un œuf ou une tarte à la crème au président, mais a ajouté que la gifle n’était pas préméditée.

“Je pense que Macron représente très nettement la décadence de notre pays”, a-t-il déclaré au tribunal, selon BFM TV. “Si j’avais défié Macron en duel au lever du soleil, je doute qu’il aurait répondu.”

Macron a décrit l’attaque comme un incident isolé et a déclaré que la violence et la haine étaient une menace pour la démocratie. Son bureau n’a pas répondu à une demande de commentaire sur les remarques de Tarel dans la salle d’audience. Tarel a fait face à une accusation d’agression contre un agent public, une infraction passible d’une peine maximale de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.

‘Patriote’

Tarel a frappé Macron après que le président est venu saluer une petite foule de spectateurs après avoir visité un collège professionnel lors d’un voyage pour prendre le pouls du pays à la sortie de la pandémie et avant les élections présidentielles de 2022.

Macron a tendu la main à Tarel qui se tenait derrière une barrière de sécurité, Tarel a ensuite crié “A bas la Macronie” (“A Bas La Macronie”) et a giflé Macron sur le côté gauche de son visage.

On l’entendait aussi crier “Montjoie Saint Denis”, le cri de guerre de l’armée quand la France était encore une monarchie.

“C’est le slogan d’un patriote”, a-t-il déclaré au tribunal.

Tarel a déclaré aux enquêteurs de la police qu’il avait été proche du mouvement de protestation antigouvernemental des “gilets jaunes” qui a secoué la présidence Macron et qu’il avait des convictions politiques d’extrême droite.

Des connaissances de Tarel ont décrit un homme qui aimait les jeux de rôle d’époque et n’était pas un fauteur de troubles. Le procureur a déclaré qu’il n’était membre d’aucun groupe politique ou militant.

Tarel a été arrêté avec un deuxième homme de sa ville natale de Saint-Vallier.

La police a trouvé des armes, une copie du manifeste autobiographique d’Adolf Hitler Mein Kampf et un drapeau rouge avec un marteau et une faucille d’or qui est le symbole du mouvement communiste dans la maison du deuxième homme, a déclaré le procureur local Alex Perrin.

Le deuxième homme ne fera l’objet d’aucune accusation liée à la gifle mais sera poursuivi pour possession illégale d’armes en 2022.

(REUTERS)

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