DIRECT. Explosions à Beyrouth : au moins 113 morts et des dizaines de disparus, selon un nouveau bilan


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17h14 : “Cette marchandise [nitrate d’ammonium] était stockée dans un hangar du port de Beyrouth. Ces hangars sont dirigés et exploités par la direction du port. Et cette direction est sous la tutelle du ministère des Travaux”.

A L’Orient-le-Jour, le responsable affirme n’avoir jamais été écouté par la justice, malgré ses alertes. “Je ne veux accuser personne, car il y a une enquête judiciaire en cours. Mais chaque carton qui est entreposé dans le port de Beyrouth relève de la responsabilité de la direction de ce port”, prévient-il.

17h05 : Le parquet de Paris ouvre une enquête sur les explosions à Beyrouth. Au moins 21 personnes de nationalité française ont été blessées, rapporte un journaliste de Libération, citant un communiqué du procureur. L’enquête pour “blessures involontaires” sera menée par le pôle des accidents collectifs.

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17h00 : L’entreprise Planet, spécialisée dans l’observation de la Terre grâce aux images satellites, publie un avant et un après du port de Beyrouth après les explosions. La première photo a été prise en mai dernier et l’autre date d’aujourd’hui.

16h52 : Le gouvernement libanais réclame l’assignation à résidence de toute personne impliquée dans le stockage des tonnes de nitrate d’ammonium depuis l’arrivée de la cargaison à Beyrouth en 2014 jusqu’à l’explosion hier, annonce la ministre de l’Information, sans toutefois donner plus de détails.

16h49 : Le journaliste Timour Azhari, correspondant pour Al-Jazeera à Beyrouth, raconte sur Twitter la colère des Libanais au lendemain des explosions. Certains voient dans la destruction du bâtiment d’EDL, qui gère le réseau public de l’électricité, le symbole d’une “corruption en ruine”.

16h45 : “Un pouvoir militaire suprême sera immédiatement chargé des prérogatives en matière de sécurité”, a précisé la ministre de l’Information, Manal Abdel Samad, lors d’une conférence de presse.

16h34 : Le gouvernement libanais décrète l’état d’urgence pendant deux semaines dans la capitale libanaise.

16h46 : “La catastrophe du port n’implique pas les ‘suspects’ habituels – le Hezbollah, Israël, le terrorisme djihadiste ou le gouvernement de la Syrie voisine. La vérité semble à la fois plus terne et plus inquiétante : des décennies de pourriture à tous les niveaux des institutions libanaises ont détruit le port de Beyrouth.”

Dans une tribune publiée sur le New York Times (en anglais), Faysal Itani pose son regard sur la catastrophe et son pays. Pour lui, les explosions ne sont que le résultat d’un “statu quo” qui prévaut dans le pays depuis de longues années.

16h04 : La catastrophe frappe Beyrouth s’ajoute à la grave crise financière qui touche le Liban depuis des années. Chercheuse en géopolitique à l’Université de Lorraine, Lina Kennouche décrypte les enjeux géo-économiques sur le site The Conversation.

15h56 : Les évêques maronites ont annoncé que leurs établissements seraient ouverts pour accueillir les sinistrés, rapporte L’Orient-le-Jour. “Nous ferons tout ce qui est possible pour aider les personnes qui ont souffert de l’explosion, en fournissant notamment des vivres et du matériel médical”, ont-ils annoncé.

16h17 : Les hélicoptères sillonnent le ciel de Beyrouth et des équipes de plongeurs cherchent d’éventuels disparus dans les eaux du port où des victimes ont été projetées par la force de l’explosion. La 2e photo a été prise hier.

(AFP)

16h16 : Selon deux documents que Reuters a pu consulter, les douanes libanaises ont demandé en 2016 et en 2017 à la justice de prier “l’agence maritime concernée” de ré-exporter ou d’approuver la vente du nitrate d’ammonium déchargé et stocké au hangar n°12, afin d’assurer la sécurité sur le port. L’un des documents évoque des demandes similaires remontant à 2014 et 2015.

15h36 : Dans la capitale, les hôpitaux, déjà éprouvés par l’épidémie de coronavirus, sont saturés. Certains blessés sont soignés dans la rue en attendant les trois hôpitaux de campagne, qui seront prêts demain. Sur les brancards, la plupart des personnes sont à peine conscientes. Reportage de France 2.

15h19 : “Le temps est à être main dans la main face à des défis qui nous concernent tous, et à réfléchir à des solutions réalistes offrant la capacité de nous relever.

15h18 : L’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri, en déplacement sur les lieux détruits par la double explosion, a été interpellé par des dizaines de personnes. En réponse, ses partisans ont déboulé sur la place des Martyrs et ont attaqué, certains à coups de bâtons et de pierres, les manifestants, faisant plusieurs blessés, rapporte L’Orient-le-Jour.

15h56 : À Roissy, 55 militaires de la sécurité civile ont décollé à la mi-journée pour le Liban. Deux médecins et deux infirmiers figurent à leurs côtés, ainsi que 15 tonnes de matériel sanitaire, des chiens et un drone. “Quand vous allez arriver à Beyrouth, vous allez arriver quasiment en zone de guerre“, a averti le colonel Rouquayrol. Reportage.

55 militaires de la sécurité civile s'appêtent à embarquer pour le Liban, le 5 août 2020 à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

(ALICE KACHANER / RADIOFRANCE)

15h18 : Je trouve que, vu ce qui se passe au Liban, il serait grand temps de faire un appel aux dons. Nos amis libanais sont aux abois. Faites vite. Le temps presse ! Merci pour la solidarité demandée de toute urgence !

15h18 : Quelle tristesse, la situation de ce pays. Une population et sa culture qui méritent tellement mieux.

14h52 : Solidaire avec le Liban…

14h52 : Dans les commentaires vous êtes plusieurs à faire part de votre solidarité avec les Libanais.

15h19 : Bonjour @keneichi, il n’existe pas à ce jour une liste officielle des victimes. L’ambassade de France au Liban a mis en place une assistance téléphonique pour les ressortissants français à Beyrouth en cas de besoin : + 961 1 420 292. Le compte Instagram LocatevictimesBeirut permet aussi de faire des appels à témoins. Bon courage à vous.

14h46 : Y a-t-il une liste officielle des victimes ?Je suis sans nouvelles d’une amie…

14h46 : Les explosions ont frappé durement les hôpitaux de Beyrouth. Treize personnes (dont quatre membres du personnel soignant) sont mortes à l’hôpital Saint Georges d’Achrafieh, rapporte L’Orient-le-Jour. Voici des images prises dans différents hôpitaux de la ville.

(AFP)

14h43 : Bonjour @Pato, l’agglomération de Beyrouth compte un peu plus de 2 millions d’habitants, selon le Petit Futé. La population libanaise s’élève à 5,612 millions de personnes.

14h43 : Bonjour France Info et merci pour votre travail. Je voulais savoir le nombre d’habitants de Beyrouth svp ?

14h37 : Les conséquences des explosions risquent de fragiliser davantage les fondements de la société libanaise, déjà touchée depuis des mois par une crise politique, économique et humanitaire inédite. Franceinfo vous explique pourquoi.

(JOSEPH EID / AFP)

14h29 : “Être libanais, c’est endurer une vie tragique. Un pays qui séduit les touristes pour sa vie nocturne effervescente et sa délicieuse cuisine, mais qui est aussi la source d’une misère constante pour ses habitants.”

Dans une tribune publiée sur The Guardian (en anglais), l’auteur décrit sa vie au Liban, pays qui a traversé ces dernières de “multiples tragédies”; guerres, crise politique. “Où a commencé la douleur au Liban ?”, s’interroge-t-il.

(AFP)

14h10 : On se retrouve avec des centaines de milliers de personnes sans domicile, il faut trouver un moyen pour les loger et apporter bien sûr, une première aide urgente, c’est-à-dire tout ce qui est eau, aliments, habits…”

L’humanitaire appelle à la solidarité. “Le gouvernement libanais est fauché. Le gouvernement n’a pas les moyens d’aider la population, donc il compte beaucoup sur l’aide internationale”, déclare-t-il.

14h51 : L’UE va envoyer à Beyrouth une centaine de pompiers spécialisés pour aider les recherches dans la ville. Elle est également prête à mobiliser une aide supplémentaire, annonce le commissaire européen chargé de la gestion des crises.

14h53 : On fait le point sur l’actalité :

• D’après les autorités, quelque 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, stockées “sans mesures de précaution” dans le port de Beyrouth, sont à l’origine de la puissance des détonations. Vous pouvez retrouver toutes les informations dans notre direct.

• Emmanuel Macron se rendra demain au Liban pour “rencontrer l’ensemble des acteurs politiques” après les explosions qui ont ravagé Beyrouth et ont fait au moins 100 morts et des milliers de blessés, a annoncé l’Elysée.

• Le violent incendie sur le littoral près de Marseille est “maîtrisé” mais a laissé des scènes de désolation : arbres calcinés, campings brûlés… Des familles sont sous le choc après avoir été évacuées dans la nuit, parfois par la mer, pour échapper aux flammes.

Jean Castex a annoncé une enveloppe supplémentaire de 80 millions d’euros pour soutenir les viticulteurs, durement touchés par les conséquences de la crise du coronavirus.

14h03 : Le directeur général des douanes libanaises, Badri Daher, a déclaré à la chaîne de télévision LBCI que ses services avaient averti à six reprises la justice des risques liés à la présence de nitrate d’ammonium dans le port, cite Reuters. “Nous avons demandé qu’il soit ré-exporté mais cela ne s’est pas fait. Nous laissons aux spécialistes et aux personnes concernées le soin de déterminer pourquoi.”

13h44 : Les explosions ont éventré les silos de céréales installés près du port de Beyrouth. L’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) craint “d’avoir à brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays”. L’inflation des produits alimentaires de base avait déjà grimpé en flèche, atteignant les 109% entre septembre et mai.

13h49 : Bonjour Pour le moment nous ne disposons pas d’images satellite vérifiées des explosions, même si certaines circulent sur les réseaux sociaux. Le média britannique The Guardian a compilé dans cette vidéo des images aériennes du port après la catastrophe.

13h37 : a-t-on des images satellites de avant et après la catastrophe?

13h29 : Les équipes de sauvetage continuent de fouiller les décombres à Beyrouth afin de retrouver des survivants. “J’étais là dix minutes avant, j’étais morte. Ce n’est pas acceptable tous ces dégâts, tous ces morts”, exprime une commerçante très choquée, de retour dans son local pour réparer les dégâts. Reportage de France 3.

13h16 : Emmanuel Macron se rendra demain au Liban pour “rencontrer l’ensemble des acteurs politiques”, annonce l’Elysée. Le président rencontrera son homologue libanais Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab.

13h11 : Bonjour @Nounours31, vous n’êtes pas seul à faire ce rapprochement, même si l’ampleur est différente. A Toulouse, les images des explosions à Beyrouth ont fait resurgir celles de la catastrophe de l’usine AZF (31 morts et 2500 blessés en 2001), causée également par le stockage du nitrate d’ammonium. France 3 Occitanie a rassemblé des témoignages de Toulousains.

13h10 : Ça nous rappelle tristement l’explosion de AZF à Toulouse…

13h07 : Voici quelques photos des rues de Beyrouth au lendemain des explosions. La capitale libanaise est dévastée, on y voit des voitures calcinées, le sol jonché de valises et de papiers provenant de bureaux soufflés par l’explosion.

(ANWAR AMRO / AFP)

12h57 : Dans un article pour le site The Conversation, un chercheur en chimie de l’université de Melbourne analyse les conséquences des explosions sur la santé des habitants. Des niveaux élevés de ces polluants sont particulièrement inquiétants pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires.” Selon lui, en fonction de la météo, les fumées pourraient mettre plusieurs jours à disparaître.

12h24 : Si vous ne l’aviez pas encore vue, voici la une du journal libanais L’Orient-le-Jour de ce jour, titrée “L’apocalypse”.

12h35 : La France va envoyer un troisième avion d’assistance humanitaire pour Beyrouth, annonce le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

12h20 : “Les dégâts sont encore en train d’être évalués, mais les destructions sont énormes, que ce soit sur les quais, au niveau des bâtiments ou encore au niveau du système informatique. La direction du port de Beyrouth est totalement dépassée”, indique une source du port de Tripoli à L’Orient-le-Jour. “Le port de Beyrouth n’est plus opérationnel et ne le sera plus pendant un moment.”

12h16 : “Laisser tant de nitrate d’ammonium dans le port, près d’habitations, c’est de la négligence limite criminelle”.

Sur News i, le journaliste analyse le contexte politique dans lequel ces explosions s’inscrivent. Il a observé chez les Libanais “beaucoup de dévastation, mais aussi beaucoup de colère à l’égard du gouvernement et de la classe politique”. “Les gens sont furieux qu’on ait laissé ça arriver.”

12h02 : Il est midi, faisons un point sur l’actualité :

  • Jusqu’à 300 000 personnes sont sans domicile après les deux énormes explosions d’hier qui ont fait plus de 100 morts et 4 000 blessés dans la capitale libanaise, selon un bilan provisoire. Les dommages sont estimés à plus de trois milliards de dollars par le gouverneur et s’étendent à près de la moitié de Beyrouth.
  • De nombreux pays ont proposé de l’aide au Liban, notamment la France qui envoie plusieurs tonnes de matériel sanitaire et une équipe de la Sécurité civile de 55 personnes.
  • Le gouvernement pointe du doigt une cargaison de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, substance qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, stockée “sans mesures de précaution” sur le port.
  • Un violent incendie près de Marseille a ravagé plus de 1 000 hectares mais il est désormais “contenu”. Au moins 2 700 personnes, dont de nombreux touristes français et étrangers, ont dû être évacuées dans la nuit pour échapper aux flammes dévorant la Côte bleue.



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